L'horreur alimentaire en images
Avare de commentaires, il se contente de fimer des faits bruts et de donner la parole aux principaux acteurs de ce secteur, pêcheurs, agriculteurs ou industriels. Le tout est révélateur d'une logique économique dans laquelle la nourriture est un bien industriel comme un autre, sans tenir compte de sa dimension sociale ou écologique. De quoi soulever bien des questions. Pourquoi des pans entiers de la forêt amazonienne - 350 000 hectares- ont ils disparu pour y cultiver du soja qui nourrit le cheptel européen, alors qu'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique ? Avons-nous besoins de manger des fraises à Noël ? Ou de faire parcourir 3 000 kilomètres aux tomates que nous achetons en supermarché ? Sur le plus grans marché de l'Afrique de l'Ouest à Dakar, les légumes européens sont vendus au tiers du prix local...
Le témoignage de Jean Ziegler, rapporteur spécial de la commission des droits de l'Homme à l'ONU pour le droit à l'alimentation, qui assure les seuls commentaires, est déterminant. "Etant donné l'état actuel de l'agriculture dans le monde, on sait qu'elle pourrait nourrir 12 millions d'individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné."
Par Homo Sapiens, Vendredi 27 Avril 2007 à 22:22 GMT+2 dans Homo Economicus (article, RSS)




